samedi 15 août 2009

National Day




Le "pays aux couleurs" n'en garde plus que trois pour son National Day. Des voitures aux rickshaws, des enfants aux écoles, des administrations aux commerces, tout le monde arbore les trois couleurs. A mon école voisine, les couleurs sont issées dans un cérémonial martial, vécu par les élèves avec une décontraction toute indienne. Dans un tempo parfait, la pluie a clôturé la cérémonie.

Le soir je me suis rendu à une foire de poterie du Bengale. Ici, l'éléphant Ganesh est partout car il supprime les obstacles. Je peux l'affirmer, le sens de l'esthétique est très lié à la culture... et ne se partage pas toujours.

Cherchant désespérément quelque chose à mon goût, j'entends de la musique. Le Lion's Club finance un spectacle fait par de nombreuses écoles de Kolkata. Me voici dans une salle aux côtés des parents regardant leurs enfants sur scène. Les plus indisciplinés furent les parents. Beaucoup de tradition mais aussi d'imagination, sans oublier l'hymne national, lancé par 5 adolescentes espiègles sur une musique hip-hop puis chanté debout par toute la salle. Et puis est arrivé un petit bout de chou de 4 ans qui a fait son show puis a fait rire la salle en Bengali et en English pendant près de 20 minutes : Incredible India !


dimanche 9 août 2009

Au bout du chemin







Dans une ville où la dépense de chaque roupie est validée par plusieurs niveaux et où l'approvisionnement peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines, l'angoisse est que çà tombe en panne. Ainsi, quand j'ai demandé au client pourquoi redonder la salle de contrôle, le matin même c'est un central téléphonique qui a brûlé privant de téléphone un quart de la ville durant plusieurs semaines.
Cette incertitude de tous les instants ne prive pas ses habitants d'envie. Au bout du chemin, on trouve du vert (nos futurs bureaux), du sens de l'humour, un goût très raffiné.

L'énergie politique











Mes collègues me le disent tous les jours : Kolkata, n'est pas une ville comme les autres. En quelques jours de distance, j'ai pu en avoir un aperçu. Imaginez une ville de 13 millions d'habitants sans aucune personne dans les rues un jour de semaine. Un différent entre deux parties conduit le partie lésé à occuper les principaux carrefours. Personne ne prend le risque de forcer des piquets de grève qui ont brûlé la veille quelques bus. Trois ou quatre jours après, l'élue locale devenue ministre vient à l'occasion d'une commémo faire un speech et c'est une bonne partie du Bengale qui vient l'écouter. Je découvre alors le vrai sens du mot "transport en commun". Enfin, récemment, le ministre local du transport est mort dans un hôpital situé juste à côté du boulot. Très aimé pour son parcours exemplaire et ses réalisations en faveur du peuple, ce sont des centaines de personnes qui sont venues le pleurer malgré la mousson.

samedi 8 août 2009

Emménagement - Déménagement











Voilà c'est fait ! Me voici comme un nabab dans mon palais. Accueil chaleureux de la propriétaire qui me demande de faire preuve d'une grande exigence auprès du personnel. D'ailleurs, il va falloir que je m'y habitue : le premier matin, j'ai été réveillé par mon cook qui attendait mon réveil en regardant la télé + il rentre et sort tout au long de la journée pour ses diverses tâches. Mon premier achat de circonstance a été un peignoir.
Parmi les occupations de la propio, elle organise des shows. Difficile d'imaginer que cette ville ait des théâtres. En revanche, c'est un lieu qui développe l'imagination et qui crée des Nobels de littérature.
La fausse note est venue du regard qui tue d'une mère corbeau qui prenait mes étirements du matin pour une agression sur sa progéniture à portée de main du balcon. Les films d'Hitchcock, çà réveille d'un coup. Depuis, les petits ont quitté leur nid, le calme est revenu.